D’ici à 2022, le marché français du vin bio devrait quasiment doubler

En même temps que les modes de consommation changent, les modes de fabrication des vins changent aussi. Une métamorphose positive pour un secteur souvent vivement critiqué pour son impact désastreux sur l’environnement et la santé dû aux nombreux pesticides utilisés. Résultat, d’après une étude de l’institut britannique ISWR, le marché du vin bio est promis à un bel avenir.

Le vin bio, une réponse aux difficultés du secteur ?

Le marché du vin français doit faire face à de nombreuses difficultés ces dernières années. D’abord, le réchauffement climatique modifie les emplois du temps, fragilise la production et modifie le goût et la qualité de certains cépages. Ensuite, les ventes de vin ont tendance à diminuer en même temps que la consommation des Français depuis quelques années.

Le vin bio, de son côté, semble mieux résister à la sécheresse et aux récents changements climatiques qui s’accélèrent. Puis, alors que les ventes globales diminuent, celles du vin bio augmentent. C’est donc un marché ouvert et plein de promesses qui devrait dépasser le milliard d’euros bientôt. Le vin d’Alsace Bio est l’une des figures de proue de ce mouvement dans une région où il s’est particulièrement bien implanté et a produit de belles réussites.

Des habitudes de consommation qui évoluent

Le vin bio n’est pas seulement une nécessité environnementale. Il est vrai que ce type de production répond particulièrement bien aux enjeux et aux défis que pose le réchauffement climatique, mais ce n’est pas tout. Le vin bio ne permet pas seulement de préserver une production de qualité, mais également de prendre soin de la terre et de l’environnement pour assurer un avenir au secteur.

C’est ce petit détail qui permet à la consommation de vin bio de croître aussi rapidement. Effectivement, la qualité des vins qui ne sont pas bio est toujours excellente malgré les difficultés climatiques récentes. Cette croissance s’explique donc par les préoccupations écologiques des consommateurs qui se placent de plus en plus au centre de la décision d’achat.

Un marché qui dépasse largement la France

Si la consommation de vin des Français diminue, les vignobles peuvent toujours compter sur le renfort des exportations. Elles sont de plus en plus importantes à mesure que l’émergence des classes moyennes dans des pays autrefois en développement ouvre les portes de cet art à une toute nouvelle population extrêmement nombreuse.

Sur la période 2012-2017, le marché de l’exportation de vin bio a connu une croissance de plus de 14 % ! De 2017 à 2022, les experts estiment que cette augmentation devrait également être de 14 %. Une croissance exceptionnelle qui fait du marché du vin bio l’un des plus prometteurs du secteur viticole.