Entretien du sol : le paillage comme solution biologique

La technique de l’épandage de paille est bien fonctionnelle d’après les essais qui ont été effectué au domaine Bonnevie-Bocart. Dans leur cas, une adaptation d’un épandeur porté a permis d’épandre de manière régulière la paille de blé et d’orge entre les rangs. C’est un moyen sûr de conjuguer l’utilisation des sous-produits céréaliers avec la lutte contre les pousses d’adventices. Si vous avez la chance d’avoir d’autre produit à profusion de ce genre, pourquoi ne pas essayer. A titre d’exemple, les plaquettes forestières proposent un substitut intéressant à la paille.

L’essai du domaine de Bonnevie-Bocart

Le domaine de Bonnevie-Bocart se situe dans la Marne, à Billy-le-Grand. Eric Bonnevie, propriétaire pratique depuis quatre ans maintenant cette technique sur sa vigne. Comme il possède près d’une soixantaine d’hectare de grandes cultures de blé, orge, betterave, colza, moutarde, … Il possède en grande quantité des sous-produits qui ne lui servent pas à grandes choses et qui ne sont pas aussi intéressant à la vente.

Pour conjuguer ses deux activités, il se sert ainsi de la paille des ses cultures pour lutter contre les mauvaises herbes dans sa vigne. Ça rapporte plus étant donné qu’il fait impasse sur les désherbants et qu’il séduit ainsi un autre type de clientèle à cheval sur le bio.

Viticulture raisonnée, viticulture biologique et la biodynamie

Bien sûr, le premier essai n’a pas été tout de suite une réussite. Il lui a fallu faire plusieurs essais, dont le premier se révèle vraiment laborieux. Comme il ne possédait pas au début un épandeur régulier, la paille s’entassait sur l’interligne. Entre temps, il lui a fallu bricoler un peu avant d’investir à un épandeur porté Vitep distribué par ACI viticole.

L’épandage de la paille doit être homogène

Obtenir un paillage homogène est difficile, pourtant c’est la condition d’un bon résultat. De plus, il faut faire en sorte que la paille ne soit pas trop dense et bien sèche. S’ils sont encore humides, ils peuvent être favorables à des maladies cryptogamiques atteignant ainsi les vignes. De plus les machines se bourrent de temps en temps ce qui ralentit le travail de distribution. Ce dernier mérite d’être fait méticuleusement et d’être surveiller en permanence.

En termes de durabilité, la paille sert environ deux ans. De plus le sol est protégé contre l’érosion empêchant ainsi l’eau d’emporter les nutriments dont les vignes ont besoin que ce soit par lessivage ou lixiviation. Également, le sol garde sa porosité et ne s’entasse pas. Ce qui est surtout apprécié des viticulteurs c’est de marcher sur la paille sans craigne l’humidité.

La paille à long terme assure un amendement organique très efficace propice aux développements de la biologie du sol. En termes d’investissement si on ne pratique pas une double culture, il faut compter une quantité de 6 à 7 tonnes à l’hectare. Comme la tonne coûte environ 40 euros, ce n’est pas