Viticulture raisonnée, viticulture biologique et la biodynamie

Le monde agricole, n’en déplaise au bon sens paysan, est parfois complexe à cerner. Entre l’agriculture conventionnelle (régi par aucune convention d’ailleurs), l’agriculture raisonnée, l’agriculture biologique et la biodynamie, le consommateur a plus d’une occasion d’y perdre son latin. L’agriculture conventionnelle la plus pratiquée a recours aux produits chimiques pour faciliter la croissance de la plante, lutter contre les parasites de la maladie de la vigne. Sauf que personne ne sait précisément quel produit ni à quel dose ils sont utilisés.
Pour remédier à ce flou, dans un contexte où les questions environnementales et les exigences du consommateur pour plus de traçabilité se font plus pressantes, de nombreux domaines ont opté pour l’agriculture et la viticulture raisonnée, une démarche officiellement reconnu par le ministère de l’Agriculture. En gros, les vignerons traitent le moins possible, mais se réserve le droit d’intervenir ponctuellement afin de ne pas perdre la totalité de la récolte (A voir également ici les différences entre le  vins naturels et le vin Biologique).

Les domaines en viticulture raisonnée doivent assurer une transparence totale de ces traitements de la vigne (exigence de traçabilité). Cette démarche est officiellement reconnue depuis 2002 et elle est certifiée par le label Terra Vitis. Par exemple, le Chateau de l’Engarran est en agriculture raisonnée.

Démarche raisonnable des viticulteurs biologique

Cette démarche raisonnable ne satisfait pas les viticulteurs qui optent pour l’agriculture biologique, dont les vins font l’objet d’un label AB, présent sur l’étiquette. En bio, point de molécules de synthèse, aucun produit issu de la filière pétrochimique, on ne peut plus utiliser que des intrants naturel à base de minéraux, de plantes ou des composts d’origine animale ou végétale. Leur point faible, que leur détracteurs souligne régulièrement, ce sont les doses de soufre et surtout de cuivre utilisées de façon parfaitement légale, mais qui peuvent entraîner de graves déséquilibres dans les sols lorsqu’ils sont pulvérisés à l’excès.

Les partisans de la biodynamie

Les partisans de la biodynamie vont eux encore plus loin, en ne limitant pas leur action à la seule plante (la vigne), mais en y impliquant les équilibres du sol et du vivant en général, microflore et microfaune, une démarche elle aussi labellisée (Demeter et Biodyvin sont les plus connues).

Enfin il existe de nombreux domaines qui pourrait revendiquer l’une de ces démarches, mais, pour différentes raisons, refuse de s’enfermer dans un label contraignant et coûteux, sans parler de tout ce qu’ils disent-qu’ils-sont sans pour autant être certifié (le domaine Les Aurelles par exemple, qui fait analyser ses vins par le laboratoire EXCELL qui lui certifie que ses vins sont sans pesticide), bref un labyrinthe sans fin pour l’amateur.

Tous ces courants de pensée ne sont pas d’accord sur tout, leur opposition sont souvent violentes (verbalement) du fait de postures parfois dogmatiques. Faute de pouvoir trancher, le consommateur astucieux se servira de son meilleur allié : son palais, seul organe indiscutable pour discerner le bon vin du mauvais. Toutefois, nous préconisons l’achat de vins biologiques pour éliminer au moins les pesticides et tout autre intrant chimique.

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